Transmission en France : un marché de 370 000 entreprises d’ici 2030

Bpifrance Le Lab a mené une étude sur la transmission et la reprise d’entreprise en partenariat avec CCI France, CMA France et le C.R.A, et a interrogé près de 5 000 dirigeants de TPE, PME et ETI françaises. Parmi eux, près de 1 500 cédants potentiels et 2 000 repreneurs.

Dans un contexte de vieillissement des dirigeants, se préparer collectivement à la transmission est essentiel pour préserver les savoir-faire, la compétitivité, les emplois et le dynamisme des territoires : 3 millions d’emplois seraient concernés d’ici 2030.

Au rythme actuel, seules 130 000 TPE-PME-ETI seraient effectivement transmises dans les cinq prochaines années. Le potentiel d’entreprises à transmettre est ainsi près de trois fois plus élevé que la réalité observée aujourd’hui.

Toutes les transmissions envisagées n’auront donc pas lieu, ou tout du moins pas à cet horizon. 80 % des cédants potentiels envisagent de rester plus longtemps à la tête de l’entreprise plutôt que de la fermer, s’ils n’arrivaient pas à transmettre leur entreprise en temps voulu.

La transmission d’entreprise ne se résume pas à une intention : elle se heurte à des freins psychologiques, un manque d’anticipation et des difficultés à trouver le bon repreneur. Pourtant, la transmission d’entreprise est une étape très importante et naturelle dans la vie d’une entreprise et du dirigeant. Elle nécessite une préparation minutieuse et sérieuse, qui exige souvent plusieurs années pour mener à bien toutes les étapes clés : bilan personnel, choix du mode de cession, valorisation de l’entreprise, élaboration du dossier de présentation, recherche du bon repreneur, négociation et signature de l’acte de cession...

La manque de repreneurs et des offres de reprise à un prix jugé trop faible sont les principaux obstacles cités par les cédants potentiels (19 % et 18 %). Au-delà du prix, le dirigeant est particulièrement soucieux de garantir la pérennité de son entreprise et de préserver les emplois. C’est le critère le plus important pour 48 % des cédants, devant les qualités humaines du repreneur (40 %) et ses compétences (38 %). Ainsi, l’alignement du repreneur avec la vision pour l’entreprise est essentiel, tout comme la relation de confiance entre les deux parties.

 L’accès au financement constitue le principal frein pour les repreneurs. C’est le premier obstacle cité, quel que soit le mode de reprise, et plus fortement chez les repreneurs salariés : 44 % d’entre eux ont éprouvé des difficultés pour trouver les financements nécessaires, contre 23 % des repreneurs familiaux et 30 % des repreneurs externes.

Enfin, un nouveau profil de cédant émerge, plus jeune et avec un besoin de se renouveler.
 
par Jean-Luc Le Grix De La Salle 3 juillet 2026
Le pacte Dutreil nouvelle version 
par Jean-Luc Le Grix De La Salle 3 juillet 2026
Retraite : pourquoi les entreprises veulent accélérer le développement de la capitalisation
par Jean-Luc Le Grix De La Salle 3 juillet 2026
La donation au profit des enfants mineurs 
par Jean-Luc Le Grix De La Salle 3 juillet 2026
Assurance vie : le projet d’impôt sur la fortune improductive a finalement été abandonné
par Jean-Luc Le Grix De La Salle 5 juin 2026
Dispositif Jeanbrun : un nouveau dispositif pour redynamiser les logements
par Jean-Luc Le Grix De La Salle 5 juin 2026
Livret A : la décollecte s’installe durablement en 2026
par Jean-Luc Le Grix De La Salle 5 juin 2026
Quasi-usufruit : les nouvelles limites fiscales à connaître
par Jean-Luc Le Grix De La Salle 5 juin 2026
Carrière longue : ce que viennent préciser les décrets de mai 2026 
par Jean-Luc Le Grix De La Salle 5 mai 2026
Succession et concubinage : quels droits ?
par Jean-Luc Le Grix De La Salle 5 mai 2026
Épargne salariale : 229 milliards d’euros d’encours en 2025