La CSG 2026 et vos placements
C'est officiel depuis le 16 décembre 2025 : le budget de la Sécurité sociale pour 2026 a été adopté, entérinant la première brèche significative dans le prélèvement forfaitaire unique (PFU) depuis sa création en 2018. Au cœur de cette réforme : une hausse ciblée de la CSG qui bouleverse la fiscalité de certains placements financiers.
Pour la première fois sous l’ère Macron, la promesse de stabilité fiscale des revenus du capital est écornée. La Contribution Sociale Généralisée (CSG) passe de 9,2 % à 10,6 % pour certains produits. Mécaniquement, la "Flat Tax" grimpe donc de 30 % à 31,4 %.
Cependant, tous les épargnants ne sont pas logés à la même enseigne. Voici le tri sélectif imposé par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) 2026.
Les Gagnants : Ceux qui échappent à la hausse
Le texte préserve plusieurs piliers de l'épargne des Français, qui maintiennent leur fiscalité actuelle.
1. L'Épargne Réglementée
: Sans surprise, les livrets défiscalisés (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune) restent intouchables. N'étant soumis à aucune cotisation sociale, ils ne subissent aucun impact.
2. L'Immobilier
: C'est une exclusion notable du texte. Les revenus fonciers et les plus-values immobilières ne sont pas visés par cette hausse spécifique de la CSG.
3. L'Assurance-Vie
: C’est la bonne nouvelle pour les épargnants. L'amendement exclut explicitement les "produits attachés aux bons ou contrats de capitalisation". L'enveloppe fiscale préférée des Français conserve donc tous ses avantages, notamment l'abattement après 8 ans.
Les Perdants : Les placements de "marché"
La cible du gouvernement est claire : les placements exposés aux marchés financiers et les liquidités rémunérées. Pour eux, le taux global d'imposition passe à 31,4 %.
• Le PEA et PEA-PME
: S'ils gardent leur exonération d'impôt sur le revenu après 5 ans, ils subissent de plein fouet la hausse des prélèvements sociaux sur les dividendes et plus-values.
• Le Compte-Titres Ordinaire (CTO)
: Sans avantage fiscal protecteur, il encaisse la totalité de la hausse via le nouveau PFU.
• Les Cryptomonnaies
: Les gains sur actifs numériques intègrent désormais ce taux majoré de CSG.
• L'Épargne de Trésorerie et Salariale
: Sont également touchés les comptes à terme, livrets fiscalisés, ainsi que les Plans d’Épargne Entreprise (PEE).
Le cas spécifique du PER
• Le PER Assurantiel
(Exclu) : Le ministère des Comptes publics a confirmé que les PER gérés par des assureurs ne sont pas concernés par la hausse.
• Le PER Bancaire
(Probablement Impacté) : Fonctionnant comme un compte-titres, le PER bancaire (ou compte-titres) semble tomber dans le champ de la hausse, bien que le texte conserve une part de flou juridique.
Cette réforme renforce considérablement l'attrait du PER Assurantiel. Outre l'avantage fiscal sur la CSG confirmé pour 2026, il conserve sa supériorité successorale :
• PER Bancaire : Intégré à l'actif successoral classique (droits de succession pleins).
• PER Assurantiel : Clause bénéficiaire spécifique permettant une exonération jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire (pour les décès avant 70 ans).
En résumé : Pour les ouvertures de PER en 2026, la version assurantielle devient incontournable, cumulant désormais un avantage fiscal sur les retraits (CSG réduite) et sur la transmission.
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