Les épargnants prêts à miser sur les UC
Selon l’étude Fidelity International en collaboration avec le cabinet Insight AM, près de 50% des épargnants souhaitent réagir à une prochaine baisse de rendement du fonds en euros en renforçant leur part d’UC.
Fidelity International dévoile aujourd’hui les résultats de son étude « Fonds en euros : quelle place demain dans l’épargne des Français - Regards croisés entre les épargnants et leurs conseillers financiers » réalisée avec le cabinet Insight AM.
Si le fonds en euros reste le placement privilégié des épargnants français dans le cadre de contrats d’assurance-vie, dont les encours s’élevaient à 1 741 milliards d’euros (fin mars 2020), la baisse de ses rendements a connu une sensible accélération. Alors que les souscripteurs en assurance-vie se voient désormais davantage sollicités pour mobiliser leur poche en UC, en vue de compenser la baisse des rendements, nous avons souhaité les interroger, ainsi que leurs distributeurs afin de recueillir leurs perceptions et leurs attentes.
Voici les principaux enseignements de cette étude, menée auprès de plus de 1 000 épargnants et 400 conseillers financiers et banquiers privés, à la lumière du contexte de marché inédit lié à la crise sanitaire.
Des épargnants avertis et prêts à agir
Contrairement aux idées reçues, une large part des épargnants français semble disposer d’une culture financière. En effet, près de 60% des épargnants sont bien informés de la forte baisse des rendements du fonds en euros dans les contrats d’assurance-vie. Au-delà de cette information, nous notons une prise de conscience de la majorité des épargnants, 80% se déclarant désormais insatisfaits des rendements servis sur le fonds en euros, considérant qu’il ne pourrait à lui seul permettre de délivrer une performance aux regards de leurs objectifs et projets de long terme.
Qu’en est-il de leur volonté d’agir ? 50% des épargnants interrogés souhaitent réagir à la prochaine baisse de rendements.
Les UC plébiscitées
Les épargnants avertis plébiscitent les UC comme solution alternative à la baisse des rendements du fonds en euros. Si différentes manières d’agir sont envisagées, près de 48% sont favorables à la proposition d’accroitre leur part d’UC. Il pourrait sembler dès lors que l’aversion au risque de l’épargnant français ne soit qu’une légende urbaine. C’est également ce pour quoi plaide l’analyse des types d’UC privilégiés avec un arbitrage au profit des actifs risqués et du rendement, qui ressort explicitement dans l’étude : 51% des interrogés déclarent préférer se diriger vers des actions ou des actifs diversifiés et 35% préfèrent des UC favorisant le rendement.
L’enseignement de la baisse des marchés liée au Covid-19
Les répondants ayant été sondés avant et pendant le confinement, l’évolution de leurs réponses donne aussi une analyse intéressante de leur comportement à l’égard du risque durant cette période : pendant le confinement, ils étaient 39% à souhaiter accroitre leur niveau de risque via les UC (contre 48% auparavant). Cela peut se lire, soit par davantage de prudence (l’incertitude engendrée par la crise du Coronavirus conduisant à un plus fort immobilisme), soit par le fait que les épargnants aient déjà profité pleinement de l’effet d’aubaine dans la première phase de baisse des marchés (« achat au son du canon »). En effet, l’effritement des marchés boursiers sur la première baisse (en amont du confinement) aurait été une opportunité pour ces investisseurs avertis d’accroitre la part d’UC dans leurs contrats. Ainsi, la seconde vague de baisse (correspondant au début de la phase de confinement) aurait limité l’amplitude du mouvement. Par ailleurs, les UC actions et diversifiés se voient renforcées comme axe d’investissement privilégié.
Des pistes de réflexion pour demain
Si les épargnants ont pris acte de la nécessité d’agir, l’attachement à la notion de garantie reste très ancré. Leur capacité à prendre du risque ne remet pas pour autant en cause leur volonté de conserver une garantie sur une partie conséquente des encours. Ils sont 27% à être prêts à ne bénéficier que d’une garantie nette de frais (comme c’est majoritairement le cas aujourd’hui) et 17% à ne bénéficier d’une garantie qu’en cas de détention sur longue période. Les autres propositions, plus risquées, sont moins envisagées.
D’autre part, les résultats de l’étude démontrent qu’il existe deux types d’épargnants en France : ceux qui sont conseillés et donc avertis, et ceux qui nécessitent d’être mieux accompagnés pour ainsi étoffer leur culture aux produits d’épargne. En effet, 60% des épargnants considèrent ne pas avoir reçu de proposition de solution alternative par leur établissement financier face à la baisse des rendements du fonds en euros, ce qui suggère des écarts face à l’accès au conseil en fonction des typologies d’épargnants.
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