Travailleurs non salariés : renforcez votre protection sociale
Très mal indemnisés par leur régime de base en cas d’incapacité de travail ou d'invalidité, les indépendants doivent envisager des solutions de prévoyance individuelles.
Qu’est-ce que la prévoyance ?
Un contrat de prévoyance permet de faire face à une perte de revenus après un arrêt de travail (maladie et accident), une invalidité ou un décès.
L’assurance prévoyance prend alors le relais de la couverture de base offerte par l’assurance maladie. Une grande confusion existe très souvent sur la définition même de la prévoyance. Beaucoup de Français la confondent avec la complémentaire santé.
Pourquoi les non-salariés doivent-ils penser à la prévoyance ?
Le régime de base des travailleurs non salariés prend en charge un premier niveau de couverture, mais il est très souvent insuffisant, surtout pour des risques lourds. Par exemple, un chirurgien-dentiste – qui cotise à la CARCDSF – touchera 100,07 euros par jour en cas d’incapacité de travail (maladie et accident), mais attention, seulement après un délai de carence de quatre-vingt-dix jours.
Pire, en pareille situation, un architecte – qui cotise à la Cipav –, lui, n’a tout simplement droit à aucune prestation. Alors que près de la moitié des travailleurs non salariés (commerçants, artisans, professions libérales, gérants majoritaires de SARL…) n’est pas couverte en prévoyance, principalement pour des raisons budgétaires et par manque de temps, selon une étude réalisée par Ciprés Assurances, il semble urgent d’agir.
Pour cela, faites un bilan des prestations auxquelles vous avez droit et estimez le plus finement possible vos besoins en cas de pépin pour mesurer l’écart de revenus à combler.
N’hésitez pas à vous faire accompagner par un expert car «les demandes exprimées par les travailleurs non salariés ne sont pas toujours cohérentes avec leurs réels besoins. L’invalidité est par exemple un besoin primordial qui n’est pourtant jamais exprimé.
Quelles sont les garanties couvertes par un contrat de prévoyance ?
En cas d’arrêt de travail pour maladie ou après un accident, la garantie incapacité temporaire vous permet de percevoir des indemnités journalières.
Pour bénéficier des prestations, vous devez justifier votre impossibilité à exercer votre activité professionnelle.
Le montant de la prestation est déterminé à partir de vos revenus. Pour une meilleure couverture, il peut être majoré et vient généralement en complément des prestations servies par votre régime obligatoire.
La maladie ou l’accident peut entraîner un état d’invalidité permanente, c’est-à-dire l’impossibilité définitive, totale ou partielle, d’exercer son activité professionnelle. Dans ce cas, une rente, qui varie selon le niveau d’invalidité, est versée jusqu’à la date de liquidation de la retraite.
Là aussi, soyez vigilant car il existe différents modes de calcul.
Souvent, c’est un barème panachant invalidité fonctionnelle et invalidité professionnelle qui est utilisée par les assureurs. En dessous d’un certain taux d’invalidité défini au contrat (souvent 33 et 15% pour les professions médicales), aucune prestation ne sera versée.
Enfin, face au risque de décès, les contrats proposent plusieurs types de prestations (capital, rente viagère au conjoint, rente éducation aux enfants…).
Le pacte Dutreil nouvelle version
Retraite : pourquoi les entreprises veulent accélérer le développement de la capitalisation
La donation au profit des enfants mineurs
Assurance vie : le projet d’impôt sur la fortune improductive a finalement été abandonné
Dispositif Jeanbrun : un nouveau dispositif pour redynamiser les logements
Livret A : la décollecte s’installe durablement en 2026
Quasi-usufruit : les nouvelles limites fiscales à connaître
Carrière longue : ce que viennent préciser les décrets de mai 2026
Succession et concubinage : quels droits ?
Épargne salariale : 229 milliards d’euros d’encours en 2025